26/12/2007
Les petits papiers
Sous ton frêle visage des kilomètres de fils emmêlés.
Sous ta chevelure lisse les mêmes histoires que tu abîmes en
[frottant
Dans ta mémoire, le courant d’air que tu retiens
Comme un bonbon salé
Tes années tamisées par le sable
Tes secrets soufflés dans un nuage
Se sont égarés entre deux montagnes creuses
Pourquoi retiens-tu tes doigts sur le soupir d’un passant ?
Que cherchent à embrasser tes lèvres desséchées par le
[givre ?
Où marchent donc tes pas en cercle ?
Quel infini voudrais-tu attendre en dormant ?
Ton ombre a laissée une trace sur mon regard
Et je vois parfois des sentiments flotter près de moi
Un peu de buée s’arrête sur la vitre
Et je reprends ma course
Personne ne retient ce qui n’existe plus
Personne n’attend les moments qui n’auront jamais lieu
Et pourtant tu t’approches souvent près du vide
Et tu étales ta vie sur des petits papiers
08:30 Publié dans Poèmes de novembre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, écriture
28/09/2007
Les vagues
D’une île abandonnée loin de ton continent
Cherchant dans ses jardins le souvenir des anges
Je titube au hasard de cailloux en statues
Si je vois sur tes lèvres un sourire fragile
Je me dis qu’après tout l’océan est étroit
J’aimerais amener ton regard sur mon île
Assouplir les cailloux, réchauffer les statues
Sauras-tu avec moi te poser sur un banc
Reconnaître les âmes et parler aux statues ?
Mais tes yeux sont fixés sur un horizon blanc
Et mon île est cachée de dociles parois.
11:09 Publié dans Autres poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poème, poésie
05/09/2007
Bucolique
Une prairie s’envole sur le mur du salon
Une herbe folle s’attache au pied du canapé
Une bulle de sommeil m’a écartée d’hier
Et pourtant je surveille ton souvenir de brume
Ton image agitée colle sur le ruisseau
Mais des saumons sauvages remontent l’escalier
Du haut des grands lambris, en ces neiges éternelles
Ton regard triste et gris flotte comme un nuage
J’ai tiré les rideaux d’une forêt serrée
Découvrant ton radeau sur les carrelages gelés
Mais le cochon m’épargne, assis comme un buffet
Il murmure de toi ce morceau de campagne.
21:55 Publié dans Autres poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

