05/05/2007
Chambre froide
La fourche du néant me ravage le crâne
j’entends chaque nuit les hurlement du temps.
Mes souvenirs sont soumis à la presse hydraulique
et les rares images se mélangent et se froissent.
Les regards me traversent
mes amis sont des ombres
les murs de ma chambre sont durs comme la glace.
Mes rêves se transforment en réalité froide
et finissent piétinés sur des trottoirs immondes.
Ma tête est terre à terre et respire la poussière
mais les cieux au-dessus se perdent dans le vide.
Qui es-tu pour attendre une promesse de moi ?
Quel savoir cherches-tu au fond des caniveaux ?
Sois heureuse et tais-toi.
Détourne le regard
va donc à la fenêtre !
Il y a des sourires qui t’attendent
il y a un corps tiède et rassurant.
Ecoute ses murmures
construis ses rêves d’enfant.
Je ne suis qu’un gouffre qu’on enjambe en passant.

23:20 Publié dans Poèmes de novembre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, poésie, poèmes

