26/05/2005

La nuit seule

Dans ce pays étroit ou les rêves se reposent
Je ne rencontre jamais que des visages de plâtre
Que des mains froides et des corps lisses

Mes amis s’inventent depuis le fond d’un lit
Mes souvenirs se puisent dans les livres d’histoire
Et je respire mes amours dans le vent de la nuit

Il y a dans chaque bouffée une larme retenue
Un coin de ciel brisé par un rayon du jour
La seconde de parfum d’une belle inconnue

Elle est passée hier dans une rue, dans une ville
Elle a trouvé une ombre sous un arbre centenaire
Elle a laissé derrière un peu de nostalgie

Je me retourne.
Les immeubles se dressent dans un ciel sans étoile.
Les routes crissent et vrombissent se mêlent et s’entrecroisent
L’air a une odeur d’essence
Et des murs silencieux couvrent les horizons.

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