03/01/2004
Rien ne revient
Je n’attends rien.
L’air m’entoure et me caresse, le temps me transporte là où je vais
et je reste assis sur ma chaise.
Je n’attends rien.
Les portes restent fermées, les murailles sont belles et solides
et la ligne d’horizon est dégagée.
Je n’attends rien.
L’herbe est sèche depuis longtemps sur la colline,
et dans les champs le vent a ramené le sable du désert.
Je n’attends rien.
Je regarde les dunes qui grandissent
et la beauté du néant envahit mon domaine.
Je n’attends rien.
Il ne poussait que de mauvaises herbes sur la terre fertile
et il n’entrait par la porte que des bêtes stupides.
Je n’attends rien.
Le sable a la fraîcheur de l’eau
et les dunes sont comme des vagues immobiles.
Je n’attends rien.
Même pas un mot de plus.
22:55 Publié dans Poèmes de novembre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

