20/04/2012

OBJECTIF: AVIGNON, AURILLAC 2013

Jeune compagnie en création cherche trois comédiens (un homme deux femmes) pour participer à une aventure qui devrait nous conduire dans les belles villes d'Avignon et d'Aurillac durant l'été 2013. Et sans doute d'autres encore !

Ce projet, à vocation professionnelle, sera conduit par un metteur en scène expérimenté qui a déjà participé au Off d'Avignon en 2005 et 2006.

Genre : comédie dramatique, théâtre contemporain

Lieu de répétition : Angers centre

Profils recherchés : jeunes comédiens (entre 20 et 30 ans par ex.) qui n'en veulent et qui seront à l'heure aux répétitions.

Date de lancement du projet : le plus tôt possible !

Contact : pour participer aux auditions, envoyez candidatures et CV à David :

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La Marseillaise.jpg

 

08/04/2012

demain

Il est minuit. L'herbe est humide. Le sol transpire. Il est minuit et j'ai posé ma tête sur un rocher froid. Je sens la brise qui se glisse sous mes vêtements ouverts. Au loin, j'entends les cris et les rires.

Il est minuit. Dans le ciel s'élèvent les vapeurs orangées de la ville. Sur la Maine glacée la fuite des phares se prolonge et les façades illuminées flottent parmi les vagues. Je vois des arbres biscornus se projeter vers moi. J'attends. L'air a une odeur de mousse.

Il est minuit. Une journée passe, l'autre apparaît. Il est minuit sur le seuil de demain. J'attends. Je ne veux pas entrer. Il est minuit et l'obscurité me contemple, contemple mon cœur obscur et mon ventre froid, tandis que mes doigts mouillés s'enfoncent dans la terre.

Il est minuit. Hier encore il était 11h. A 11h, il faisait doux. A 11h, elle était assise et elle parlait sous le ciel, face à la rivière, et elle parlait de moi. C'était hier, il y a une heure. Elle a parlé de moi. Puis elle s'est levée, elle est partie. Il est minuit passé.

nuit lumière ville

28/03/2012

Souviens-toi des pluies d'avril

Souviens-toi des pluies d'avril
Dans les cœurs tournait le vent
Et les instants précieux s'abandonnaient en riant

Souviens-toi des moissons d'automne
Le goût amer circulait dans ton sang
Et la terre était sèche à force d'avoir pleuré

Souviens-toi des pluies qui collaient aux cheveux
Souviens-toi des nuits aux étoiles entraineuses
Souviens-toi des hivers sans froid et sans odeur

Tu as vécu, belle et jeune, tes amours passagers
Tu as consommé l'ivresse sans boire beaucoup de vin
A présent demain se tait et hier s'est perdu
Mais il reste un peu d'eau au fond de ton regard